Albi, un campus à taille humaine

Plus de 3 100 étudiants sont inscrits à Champollion, ce qui fait de l'Institut national universitaire une belle locomotive en matière d'enseignement supérieur à Albi. Échange avec Brigitte Pradin, sa directrice.
Albi, un campus à taille humaine
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Qui sont les étudiants de Champollion ?

« Nous accueillons deux profils d'étudiants : il y a d'abord ceux qui viennent pour leur licence, les plus nombreux. Ce sont majoritairement des jeunes post-bac originaires du Tarn et de l'Aveyron. Il y a ensuite ceux qui sont inscrits en master, donc plus âgés, et qui viennent de toute la France voire de l'étranger. Ils sont environ 300 dont moins de la moitié d'entre eux sont issus d'une licence à Champollion. On peut noter aussi que le campus compte une trentaine de nationalités. »

Comment la prise en charge des étudiants est-elle adaptée au sein du campus ?

« Nous sommes attentifs à ce que les étudiants puissent disposer de services culturels, sportifs et sociaux qui les accompagnent tout au long de l'année. Nous travaillons étroitement avec le CROUS et des associations locales. Rappelons que 50 % des étudiants sont boursiers, ce qui est plus que la moyenne nationale. Un certain nombre travaillent d'ailleurs en dehors de leurs heures de cours. Environ 2,5 % sont également en situation de handicap. »

Quelle ouverture sur Albi proposez-vous ?

« L'offre culturelle est riche à Albi mais elle est forte aussi à Champollion. Elle s'adresse à tous les étudiants de la ville, qu'on pense au festival Complot sur le campus, mais aussi à des manifestations de culture scientifique comme la Nuit des chercheurs, la Fête de la science ou encore les Cafés géo. Nous avons aussi des liens avec des structures comme la Scène nationale, le musée Toulouse-Lautrec et bien sûr la ville d'Albi et l'agglomération pour faciliter l'accès à la culture. Nous abritons aussi en interne une vingtaine d'associations étudiantes. En matière de locaux, les deux bâtiments de la garde ouvriront leurs portes en octobre. Ils ont été rénovés pour être des lieux de vie, d'exposition et d'animation et une véritable ouverture vers la ville. En parallèle, les travaux de rénovation et de restructuration du bâtiment de la vie étudiante se poursuivent pour une réouverture à la rentrée 2020. »

Les étudiants sont-ils heureux à Albi et sur le campus ?

« Les retours sont positifs y compris de la part du personnel. Les bons résultats obtenus en licence sont un signe qui ne trompe pas. Il est évident que la taille humaine du campus permet la mise en oeuvre de méthodes de travail favorisant l'autonomie, l'implication et la mise en oeuvre de projets qui sont des facteurs de réussite. Pour autant, il reste des marges de progression. De manière globale, il nous faut encore mieux connaître nos étudiants pour répondre à leurs attentes. Savoir où ils vivent permettrait, par exemple, de réfléchir à un plan de déplacement étudiant et de favoriser la mobilité douce. En matière de santé, nous avons aussi encore des efforts à faire. L'idée est de prévenir notamment l'absentéisme et le décrochage. Développer les relations avec les associations sportives d'Albi pour encourager encore la pratique du sport est également à faire. Enfin, il serait bien que les étudiants se mobilisent plus au sein des instances institutionnelles. Si beaucoup de choses sont évoquées de manière informelle de par la taille du campus, leur présence est importante dans les conseils et commissions quand il s'agit de réfléchir sur l'avenir du campus. »
Les étudiants se disent heureux à Albi.

Propos recueillis par Pierre-Rolland Saint Dizier dans le cadre d'Albimag