Grands projets pour le Bon Sauveur
En 2022, il faudra regarder de l'autre côté du boulevard du Lude pour trouver la nouvelle entrée du Bon Sauveur. Celle-ci sera située dans un nouveau bâtiment qui symbolisera en quelque sorte l'hôpital psychiatrique du XXIe siècle, contrastant avec l'architecture pavillonnaire qui n'est plus adaptée aux nouvelles réalités.
« Il nous faut changer de modèle de psychiatrie », a rappelé Gilbert Hangard, directeur du Bon Sauveur. C'est sur ce constat que l'hôpital a été amené à réfléchir à son nouveau projet d'établissement qui « prévoit des offres de soins nouvelles, des restructurations et des mutualisations. »
| Le Bon Sauveur en chiffres •11 000 patients pris en charge chaque année •1 260 salariés •85 lits créés dans le nouveau bâtiment •176 lits en 2022 •15,6 millions d'euros investis d'ici 2022 par le Bon Sauveur |
Ici aussi, il s'agit de repenser le parcours du patient, notamment en favorisant les passerelles entre les hospitalisations et les consultations. Dans son nouveau projet d'établissement, le Bon Sauveur prévoit la construction de ce nouveau vaisseau amiral, qui comprendra un service d'accueil et trois unités, soit un total de 85 lits.
D'ici 2022, l'hôpital passera de 210 lits à 176. « L'objectif est de développer l'hospitalisation de jour ou de courte durée, les équipes mobiles, la télémédecine et les dispositifs ambulatoires », précise Gilbert Hangard.
Les urgences psychiatriques auront d'ici là été transférées dans celles de l'hôpital général. Une équipe du Bon Sauveur y assure déjà des permanences.
En marge de ce chantier d'envergure – dix millions d'euros tout de même -, le Bon Sauveur a prévu de créer une unité de soins intensifs psychiatriques (Usip) à côté de l'Unité pour malades difficiles, située près de la route de Teillet. Cette Usip de quinze lits fera office de « tampon » à la structure attenante, qui affiche complet (40 places). Coût de l'opération : 3,3 millions d'euros de travaux.
Enfin, dernier projet, la Maison d'accueil spécialisée recevra à partir de 2020 une nouvelle aile de douze lits dédiée aux autistes déficitaires. Tout cela aura donc un coût, nécessaire pour maintenir de bonnes conditions d'accueil. À un moment où les dotations baissent et que l'Agence régionale de santé milite pour un rééquilibrage entre le Tarn nord et le Tarn sud, l'opération reste faisable, mais pas sans faire de nouvelles économies.
| À SAVOIR Le laboratoire du sommeil fermera ses portes le 1er juillet pour des raisons financières. Cette activité qui relève davantage du champ de la médecine sera finalement transférée au centre hospitalier de Castres-Mazamet. Quid des surfaces inutilisées dans les anciens bâtiments du Bon Sauveur ? Elles représentent 20 % des 80 000 m2. Une réflexion est en cours avec la mairie pour leur trouver une affectation. |
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