La science à portée de main

Chaque année, fin septembre nous vous proposons de venir à la rencontre des chercheur.e.s
Date

Au programme, des ateliers découverte, des démonstrations, des mini-conférences et la projection gratuite du film Reader player one de Steven Spielberg.

Entrée libre et gratuite restauration sur place. Billetterie pour le film sur www.imt-mines-albi.fr

 

Avec cette manifestation grand public, la science se met à la portée de tous grâce à l’implication de chercheurs albigeois de l’École des mines et de l’Institut universitaire Champollion.

De quoi découvrir les sujets d’étude en cours dans les laboratoires et de percer quelques mystères.

Parmi les scientifiques présents, quatre évoqueront leurs travaux dont les sujets devraient susciter la curiosité…  Interviews ...

 

  • Laurent Invernizzi, doctorant 2e année à l’INU Champollion

« Je travaille depuis deux ans dans un des laboratoires de Champollion spécialisé en ingénierie des plasmas. Je présenterai au public mes recherches sur les moyens de décontaminer l’eau de certaines molécules polluantes comme les résidus de médicaments. Si les stations d’épuration des eaux usées fonctionnent bien, elles ne traitent pas ces polluants. Or, il se trouve que du plasma en contact avec l’eau peut les dégrader. »

  • Estéban Hélias doctorant 1re année au laboratoire Rapsodee à l’École des mines

« Les papiers, c’est dans la poubelle jaune… le verre dans la poubelle verte… mais que faire de déchets plastiques ayant contenu des polluants toxiques et donc contaminés ? Jusqu’à présent, ils sont généralement incinérés. Je travaille à travers ma thèse à une autre voie : la vapogazéification qui consiste à placer le produit à traiter dans un four entre 800°C et 1200°C sous une atmosphère de vapeur d’eau. Le déchet est transformé en un mélange de gaz dont on peut déjà extraire de l’hydrogène, valorisable énergétiquement. Reste à étudier les différentes étapes de purification des gaz. »

  • Eva Petitdemange, doctorante 2e année au centre Génie industriel à l’École des mines

« Mon sujet d’étude porte sur le fonctionnement des centres d’appels d’urgence et sur les moyens de réduire le temps de prise en charge des patients.
Il s’agit d’effectuer un diagnostic détaillé du Samu pour comprendre comment les informations circulent et sont traitées par les différents maillons de la chaîne. Cela passe, par exemple, par le temps d’attente avant que le Samu décroche ou encore le temps nécessaire pour la prise de décision d’envoyer ou non des secours. L’objectif est d’aboutir à la création d’un modèle de simulation permettant de reproduire ce qui se passe en situation réelle. Cet outil conçu par l’ingénieur pourra ainsi assister efficacement les équipes du Samu et proposer des fonctionnements plus pertinents. »

  • Morgane Lebreton doctorante 1re année en écotoxicologie à l’INU Champollion

« Pour les escargots, pas besoin de psy, un bain suffit ! Derrière ce titre, je rappelle que l’on trouve dans l’eau des concentrations de médicaments et notamment de psychotropes. Ma thèse consiste à étudier leur impact sur les organismes aquatiques. Je travaille sur les effets d’une molécule – l’oxazepam – qu’on trouve dans les anxiolytiques et qui est préconisée pour l’anxiété et l’insomnie sur un petit escargot d’eau douce. Je teste avec plusieurs concentrations, y compris celle que l’on trouve dans le milieu naturel. J’ai déjà constaté qu’au niveau des oeufs, ceux-ci éclosent plus tôt chez les individus exposés à la molécule… »

Albimag Septembre 2018