Le temps des galettes

Le 6 janvier, on célèbre l’épiphanie
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Le 6 janvier, on célèbre l'épiphanie, avec la galette des rois qui l'accompagne. Pourtant ces deux célébrations n'ont pas grand chose à voir. L'épiphanie, tradition chrétienne, et la galette des rois, purement païenne, ont toutes deux une origine et une signification différente.

La galette des rois trouve du sens dans les Saturnales, fêtes romaines de début janvier, durant lesquelles les Romains désignaient un esclave comme « roi d’un jour ». Ces fêtes Saturnales favorisaient l’inversion sociale des rôles. Au cours du banquet les Romains utilisaient la fève pour tirer au sort l'heureux élu qui un jour durant, disposait du pouvoir d’exaucer tous ses désirs avant de retourner à sa vie. Pour assurer la distribution aléatoire des parts de galette, il était de coutume que le plus jeune se place sous la table et désigne le bénéficiaire de la part découpée, jusqu’à ce que celle renfermant la fève soit donnée.

A Albi le maire partage tout le mois de janvier la galette avec les associations, les clubs de troisième âge dans les maisons quartiers et avec les résidents des maisons de retraite.

Pour les chrétiens, le partage de la galette est associé à la célébration des rois mages - Balthazar, Melchior et Gaspard lors de l'Épiphanie le 6 janvier, 12 jours après la naissance du Christ.

À l'origine, l'Épiphanie fait partie des célébrations païennes de la Lumière. En effet, Noël, avant d'être un jour, est d'abord un cycle qui atteint son apogée le 22 décembre, jour marquant le solstice d'hiver. Cette nuit la plus longue de l'année annonce le rallongement des jours et par extension la renaissance de la Lumière. Le cycle prend fin le 6 janvier. C'est à ce moment que les jours commencent à s'allonger de façon sensible et que la vie reprend.