L’Institut de formation aux métiers de la santé d’Albi
Fini les concours d’admission à l’école d’infirmières ?
« Oui… et non ! Jusqu’à présent, l’entrée en institut de formation en soins infirmiers se faisait effectivement par concours. En 2019, la sélection est totalement bouleversée, dans le sens où les futurs étudiants établissent une liste d’établissements qu’ils souhaitent intégrer. La plate-forme ParcourSup est ouverte depuis janvier. Début avril, les élèves de terminale devront avoir émis leurs voeux. Nous saurons alors le nombre de candidats potentiellement intéressés. Nous examinerons ensuite leur dossier et leur apporterons une réponse au plus tard le 15 mai. À eux ensuite de confirmer ou non leur choix… Difficile donc de faire des projections ! Il reste malgré tout d’autres modalités d’entrée, notamment via des écrits pour les aides-soignants et les auxiliaires de puériculture, qui conservent une voie d’accès particulier au titre de la promotion professionnelle. Un accès est préservé aussi pour les candidats relevant de la formation continue ayant cotisé à un régime de protection sociale d’une durée minimum de trois ans. Il est donc important de rester un établissement attractif pour inciter les jeunes à l’intégrer. Notre implantation sur le campus Champollion y contribue. »
- 725 candidats au concours infirmier 2018 à l’IFSI d’Albi
- 411 étudiants répartis en trois promotions à la rentrée universitaire 2018
- 224 candidats à la sélection aide-soignante
- 74 élèves promo rentrée janvier 2019
Quid des effectifs ? Toujours autant de candidats ?
« Nous verrons cette année si ParcourSup change la donne. Nous n’avons pas noté l’année dernière de désaffection au concours d’admission à l’IFSI (soins infirmiers NDLR). Pour les élèves aides-soignants, nous avons aussi eu la chance d’avoir en janvier une promotion complète, mais ce n’est pas le cas de tous les instituts de formation. Il faut reconnaître que ce métier n’est pas assez valorisé et qu’il est très exigeant dans un contexte de plus en plus contraignant. Avec le développement de la médecine ambulatoire, par exemple, il y a un turn-over important dans les services et donc plus de patients à gérer au final. Pour assurer toujours une bonne prise en charge, une attention doit être portée sur la posture éthique à avoir vis-à-vis de la personne soignée. Il ne faut jamais oublier le sens de ce que l’on fait et faire preuve de rigueur. Cela peut dissuader certains élèves… »
La formation est parfois pointée du doigt car elle miserait moins qu’avant sur la technique. Votre avis ?
« Le programme de formation met aujourd’hui davantage l’accent sur l’analyse des pratiques et le raisonnement clinique. Je ne suis pas sûre que ce soit au détriment du savoir-faire. Le geste technique n’est pas toujours le plus difficile à apprendre. Un infirmier doit en revanche pouvoir s’adapter en permanence pour prendre la meilleure décision. Il s’agit de bien comprendre une situation pour bien agir. En cela, le "jeu sérieux" Clone développé à Champollion est un bel outil pédagogique pour faciliter l’organisation. Ce jeu est un entraînement utile qui apprend à se poser les bonnes questions. Nous avons tenu aussi à ce qu’il y ait des cours communs entre les formations d’infirmiers et d’aides-soignants. Les rapprochements sont bénéfiques, d’autant qu’ils travailleront plus tard ensemble. Dans le contexte actuel, il est important aussi de préparer les étudiants à être opérationnels autant en milieu hospitalier qu’au domicile des patients ou en Ehpad. »
En 1 clic
Tous vos accès pratiques !