Sapoval, la start-up albigeoise

Sapoval. Ce nom vous dit peut-être quelque chose… Créée en 2013 à Albi, à l’initiative d’un jeune ingénieur, Erwan Trotoux, cette entreprise passée par l’incubateur de l’Institut Mines Telecom d’Albi est aujourd’hui une belle start-up.
Sapoval, la start-up albigeoise
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Spécialisée dans le traitement et la valorisation des effluents et des déchets organiques, Sapoval s’adressait à l’origine aux professionnels (restaurateurs, industries agroalimentaires par exemple) qui avaient obligation de prétraiter leurs déchets graisseux. Une unité mobile de collecte, de traitement et de valorisation avait été alors mise au point. « Son objectif était de "transformer" par un principe de saponification l’effluent de sorte qu’il puisse être rejeté dans le réseau d’eaux usées », explique le jeune entrepreneur. L’activité s’est développée avec l’installation d’unités fixes dans des stations d’épuration, leur permettant de mieux dégrader certains effluents voire de produire de l’énergie via la méthanisation. « Cette année, il est prévu d’équiper jusqu’à cinq stations avec cette unité de traitement », se réjouit Erwan Trotoux. Sapoval élargit aussi son spectre d’activité en proposant des missions d’ingénierie dans le traitement de l’eau. « Notre but est d’aider les industriels qui produisent ou traitent des effluents à mieux répondre aux réglementations en vigueur, à optimiser leurs installations et à former leur personnel. »

Une volonté R & D affirmée

Sapoval a depuis quelque temps franchi les frontières d’Occitanie et intervient partout en France. « Nous avons eu récemment un marché avec une cuisine centrale de la région parisienne qui produit plusieurs dizaines de milliers de repas par jour. » L’activité étant en pleine croissance, Sapoval a recruté et devrait bientôt atteindre la dizaine d’employés. Assez polyvalents, il s’agit d’ingénieurs et de techniciens. « Il nous faut aussi créer des synergies avec d’autres entreprises du secteur pour répondre à des marchés plus importants et toucher de nouvelles entreprises. Développer la recherche et le développement reste néanmoins une de nos priorités. » Présent sur des salons comme Pollutec, le salon des acteurs de l’environnement et de l’énergie, Erwan Trotoux a bien compris que l’eau, les déchets et l’énergie sont étroitement liés. La méthanisation des biodéchets, la gestion des micropolluants, notamment les molécules issues de l’industrie pharmaceutique, la récupération de la chaleur contenue dans l’eau sont autant de pistes de recherche. De quoi envisager de nouvelles perspectives pour Sapoval, déjà un peu à l’étroit dans ses murs, mais qui reste attachée au territoire albigeois qui l’a soutenu dans ses débuts, notamment à travers des contrats avec la cuisine centrale d’Albi. « Cette année, nous franchissons une nouvelle étape. Nous bénéficions d’une reconnaissance de notre clientèle et d’un bon réseau. Notre chiffre d’affaire devrait atteindre le million d’euros. Il s’agit maintenant de consolider et développer encore des solutions innovantes. »